Insaisissable Darren… D’écoute en
écoute, je tourne et retourne dans ma tête les différentes possibilités. Le
sentiment est fort, mais la réaction inexplicable. Une confusion extrême,
indicible expression de la puissance partagée par cette musique. Une force, une
vivacité, un chatoiement… Un tison planté en plein cœur pour mieux nous ramener
à la vie. Insaisissable Darren… Tu nous avais titillé, chatouillé à peine en
2008 (Hazyville). Un grand début prometteur,
mais assez simple, finalement. En comparaison avec la notoriété acquise en 2010
(Splazsh), on se demandait presque si
tu t’étais gardé de nous révéler tout ton talent, petit cachottier.
Aujourd’hui, ton souffle rance et chaud m’a brûlé les poumons, et je ne sais
plus s’il faut faire le deuil de ta vie artistique ou se prosterner devant ton
apothéose. L’actrice révélée au théâtre de nos rêves les plus fous serait
devenue la star hollywoodienne destinée à toutes les mauvaises productions,
selon certains. Entendez-moi : il ne s’agit que de mauvaises langues, de
jaloux ; tout comme souvent dans ce jeu de la critique, et ici plus
particulièrement, il ne s’agit que de hype, d’attentes, et d’âmes vendues. Actress, c’est le faussaire, l’imposteur, le roi des sacrilèges chez les uns. Chez d’autres, un Jésus
Christ, venu sauver la musique électronique de ses démons, et prendre sur lui
le péché originel du formatage, quitte à se faire crucifier par les
connaisseurs. Actress, c’est surtout
une énigme résidant dans notre impossibilité à nous convaincre de son talent pourtant évident.