Il y a des fois, comme ça, on
tombe sur des vieilles perles, alors qu’on a rien demandé. C’est vraiment
inopiné, et d’autant plus agréable. J’aime plutôt bien Planet Mu, vous le savez sans doute désormais ; il se trouve
qu’en déambulant sur le web je découvre un album d’un groupe inconnu, dont le
nom du label dans la description retient mon attention. Plus encore, la date.
Je savais que Planet Mu était vieux,
mais ce doit probablement être une des plus vieilles sorties du répertoire sur
laquelle j’ai mis la main - 1998. Ainsi, n’y allant pas par quatre chemins, je
fondis sur ma proie, et me mit à l’écoute de ce 3 Cornered Room. Horse Opera
étant un nom qui ne me disait rien, je pris la précaution de ne rien chercher
sur internet concernant l’auteur de ce mystérieux LP. Pour que ressortent des
albums plus de 10 ans après leur publication sur les sites de téléchargement,
il faut qu’ils en vaillent la peine. Donc je vous avoue que ce n’était qu’une
demie-surprise quand je me mis à réellement apprécier ce que j’entendis. À la
manière d’un Luke Vibert de la
première heure, ou proche parfois d’un AphexTwin période Analogue Bubblebath 3 par
ses breakbeats affolants, c’est une IDM sérieuse et en même temps follement
ralaxante que ce 3 Cornered Room nous
délivre. Démarrant avec des beats glitch-hop, l’opus tourne rapidement à une
musique plus expérimentale, avec des sons grinçants, irritants, pour ensuite
revenir à une ambiance plus calme, proche d’un ambient plus classique (‘Goit’).
On a eu le temps de caler des instrus rap et du Boards Of Canada dans le même album. Niveau cohérence de l’œuvre,
c’est peut-être pas encore ça – et encore, ça se vaut largement en tant qu’album
IDM-Beats. Si on a forcément vu mieux dans le genre, on ne peut être
qu’impressionné devant le talent d’un Steven
Taylor qui signe un album que n’auraient pas renié certains des plus grands
(Jackson and His Computer Band,
notamment). Sans être qualifiable de classique méconnu, il est évident que ce 3 Cornered Room est à la hauteur d’une
foultitude d’albums du genre, et il s’inscrit parfaitement dans la lignée des
grands albums d’IDM des années 90. Alors trouvez cet album, mettez le dans
votre iPod, et passez un bon après-midi.

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